#Récit d’accouchement – Libellule

Ce billet a été posté à 1h16 du matin. Il y à bien une raison à cela. Il y a un an, ma libellule est née. Il y a un an à 1 heure 16 du matin, on me posait ma fille sur mon ventre. Il y a un an je suis tombée amoureuse d’un magnifique petit bébé. Mon bébé.

La semaine passée, j’ai publié le récit d’accouchement de Petitam, aujourd’hui je vais profiter de son anniversaire, pour partager celui de Libellule.

Libellule était prévue pour le 19 avril 2014. Comme elle était bien au chaud dans mon ventre, elle n’avait pas envie de sortir ce jour la.

Le 20 avril 2014, je suis sortie avec Petitam et son vélo, j’ai été marcher. De la marche rapide en espérant faire bouger tout ça. Ce jour la, un couple d’amis venait à la maison pour passer la journée ensemble. On jouait à un jeu de société. Je ne me rappelle plus du quel c’était. Je buvait du schweppes, alors que je déteste ça parce que apparemment, ça accélère les choses…

Durant l’après midi, j’avais des crampes au ventre. En tout cas, c’est ce que je pensais. Malgré le fait que j’avais déjà accouchée une fois, je n’ai pas reconnu les contractions. Je passais donc mon temps aux toilettes en pensant que c’était des crampes que l’on à quand on à une gastro. (excuses-moi du détail mais c’est giga important ! )

Vers 18 heures, les douleurs se font plus vives, je commence à me demander si finalement, ce ne serait pas des contractions ? Quand mes amis sont partis, j’ai plongée dans un bain. Loin de me soulager, le bain à accentuer le mal. En sortant du bain, je me suis mise dans le canapé. Ma tante était la, elle dormait à la maison au cas où, justement.

A ce moment la, j’ai commencé à compter les minutes entre chaque contraction. Bizarre…. 8 minutes, 4 minutes, 1 minute, 5 minutes, 10 minutes, 2 minutes, 1 minute.

Elles sont rapprochées, parfois il y a qu’une minute entre deux. Mais, elles ne sont pas régulières… je fais quoi ? Je ne veux pas aller à l’hôpital pour revenir ici. J’attends.

21 heures, je retourne dans le bain, les douleurs sont très fortes !

Papatam revient du boulot à 23 heures, je l’attend et me dis que dès qu’il arrive, on démarre pour la maternité.

23 heures 20, mon frère arrive en voiture et nous amène aux urgences de l’hôpital.

En arrivant, la sage femme me fait un touché. « Vous êtes à 1 cm, on va vous mettre sous monitoring »

A ce moment la, j’étais dépitée. En sachant que pour Petitam en 14 heures de travail, j’étais à 4 cm, j’avais eu un travail de 24 heures au total, je ne me voyais pas rester la aussi longtemps. Je pensais vraiment être renvoyée à la maison.

A ce moment la, j’avais mal. Très très mal, je n’avais jamais rien connu de tel. Pour Petitam, j’ai eu mal mais c’est venu progressivement. Ici, c’est différent, la douleur à monté de 5 crans en un coup. Je me concentre sur ma respiration. Quand j’y arrive, la douleur diminue, il faut que je me concentre.

Pendant ce temps la, Papatam jouait à Candy crush,  » t’as que ça à faire ? Tu t’en fou de moi en fait ? ! c’est ça hein ! ? « 

5 minutes après…. (Papatam a rangé son téléphone)

 » Arrêtes de me regarder ! Ça m’énerve ! Ne me caresse pas la main ! Ça m’énerve ! « 

Ahahaha j’avoue, j’ai été pénible. Mais j’en ai ris dès qu’il me l’a fait remarquer.

00 h 45 – 21 avril 2014

Je pense que je dois lâcher un gaz. (Excuses-moi pour détail mais toi aussi tu pètes ! Je le sais ! ) Faut savoir que je me retiens toujours. Je préfère avoir mal au ventre plutôt que quelqu’un entende quoi que ce soit. Donc, je me retiens, mais la ça pète ! Sauf que ce n’était pas du gaz mais les eaux !

On appelle la sage femme, la douleur est insoutenable, je n’arrive plus à me concentrer, c’est trop. Je commence à sortir des phrases du genre « les gens sont fous ! Il ne faut pas faire d’enfants ! Je ne veux pas accoucher ! Celles qui choisissent de ne pas prendre la péridurale sont dingues !!! « 

La sage femme arrive et me mets une couche pour ne pas foutre de la flotte partout. En même temps elle m’enlève mes vêtements avec l’aide de Papatam pour me mettre la fameuse tenue d’hôpital. Moi, je suis dans un état second, la douleur est tellement forte que mon corps entier est tendu, je ne bouge plus, ne réfléchit plus.

Je vais à pied jusqu’à la salle d’accouchement, je m’arrête 10 fois sur le chemin. Dans quelques minutes, la sainte péridurale sera posée.

On arrive dans la chambre, la sage femme me dit de me mettre sur le lit. Je refuse en disant que je dois aller aux toilettes d’abord. En voyant sa tête changer, j’ai compris qu’en fait je ne devais pas vraiment aller aux toilettes. Elle appuie sur la sonnette et je vois une autre sage femme courir et s’activer pour tout placer.

Attention, ce qui suit est un détail que je n’ai même pas dit à ma famille. Et j’en ai honte.

Au moment où je me mets sur la table, mon corps c’est mis à pousser tout seul, je sens quelque chose sortir, je panique. « C’est la tête !? » Papatam passe la tête et regarde. « Euuuh, non… eeuuuh, c’est pas la tête » Quelle honte ! Moi qui ne veux pas péter devant lui !

Elle me fait un touché, je suis à 6 cm, elle m’annonce que c’est trop tard pour la péridurale.

Mon monde s’écroule. Je ne peux pas. C’est pas possible.

Je commence à pleurer, non, je ne peux pas, je ne veux plus accoucher, c’est trop dûr, ça fait trop mal.

La sage femme refait un touché,  je suis arrivé à 10 cm.

C’est le moment, on pousse.

Je pousse, je hurle, je m’excuse de hurler.

Je pousse, je hurle, je m’excuse de hurler.

Je lève la tête et voit que je porte toujours mes chaussettes. « enlève mes chaussettes ! J’ai mis du vernis pour l’accouchement » la sage femme me dit que ce n’est pas le moment de penser à ça. Comme ci elle n’allait pas m’entendre, je cherche le regard de Patatam et lui dit tout bas « enlève mes chaussettes ! » Non ! Ce n’est pas le moment ! Aie… elle m’a entendue…

Je pousse, je hurle, je m’excuse de hurler.

Je pousse, je suis soulagée, ma fille est sur moi. Il est 1 h 16 du matin, 3 kg 760, 50 cm.

La première chose que j’ai dit  » Oooh on dirait Petitam « 

Malgré un accouchement sans péridurale, les choses que j’ai dit, la douleur. Je recommencerait 1000 fois ! Ça parait dingue comme ça mais mes accouchements sont les plus beaux jours de ma vie. Si je pouvais, je les revivrait sans hésiter. Le moment, après l’accouchement, le moment ou le bébé est posé sur soi, le moment ou on se contemple et ou on apprend à s’aimer est juste indescriptible.

Bon anniversaire ma poupée d’amour ❤

Je t’aime jusqu’à la lune et reviens.

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5 réflexions sur “#Récit d’accouchement – Libellule

  1. Tu as eu un bel accouchement, ça me donne envie de revivre ces instants magiques qui sont à la fois une fin et un début. Fin de grossesse, fin d’insouciance, fin de l’enfance. Début d’une vie toute neuve, début d’une famille… Mon accouchement aussi était un des plus beaux jours de ma vie, et je suis prête à accoucher de nouveau sans inquiétude !
    PS : et tu n’as pas de honte à avoir, après tout, l’accouchement est un moment naturel, et les sages femmes en voient d’autres, c’est super courant… Moi j’ai eu envie avant d’avoir des contractions (on m’a déclenchée) et j’ai eu droit au sabot… Devant cheri sur un lit, glamour bonjour !

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    • Merciii 🙂 Oui moi aussi ça me donne super envie ! D’ailleurs je dois faire attention, ça me donne des envies de bébé tout ça 🙂
      Oui j’avoue que pour le glamour on repassera 😀
      Heureusement, dès que le bébé est la on n’y pense plus 🙂

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